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16 décembre 2014

Préparons Noël : les punchs


Aux Antilles, on célèbre Noël à la fois en famille et entre amis. La nuit de Noël, on peut passer les uns chez les autres boire un (petit) verre de punch et manger du ragoût de cochon conservé au chaud pour vous et les suivants. Certains constituent des groupes de musique et de danse et font la tournée des maisons en jouant du ka (tambour). Un matin ils nous ont réveillés en passant devant chez nous vers 5h30. Je vous laisse imaginer leur forme après une nuit complète à boire des punchs...
Cette année je n'aurais peut-être pas de ragoût mais au moins des punchs. 
On les prépare en laissant macérer des fruits (ou des épices) dans du rhum et du sucre. On recommande toujours de les laisser reposer au moins deux semaines avant de les filtrer. Ils se conservent alors des mois voire des années. 
Le plus traditionnel à Noël est le schrubb. On le confectionne avec les pelures d'oranges soigneusement conservées et séchées au soleil depuis plusieurs semaines. Voilà un magnifique exemple de recyclage alimentaire. On consomme aussi beaucoup le punch coco dont je vous livre une recette "express". Par ailleurs, mon cher époux m'a rapporté trois incroyables gousses de vanille locales, charnues et moelleuses, et j'ai voulu le remercier avec un punch vanille. En ce qui me concerne, j'aime beaucoup le punch ananas, très parfumé. 
Ceux qui me lisent avec attention se sont peut-être fait la remarque  "16 décembre + deux semaines = trop tard pour Noël". En pratique, le coco s'en passe très bien. Pour l'ananas, quelques jours suffisent. Et pour la vanille, en seulement 10 jours le goûteur a jugé le résultat satisfaisant. Comme vous pouvez le voir sur la photo, il a d'ailleurs pris son rôle très à cœur. Donc à vous de jouer maintenant!
Commencez par récupérer des bouteilles. Laissez-les tremper une petite heure dans l'eau tiède afin de retirer les étiquettes. Découpez du tissus madras pour recouvrir les bouchons. La suite est très facile.

21 novembre 2014

Savez-vous presser le citron? En prime la recette du Rum punch



A la maison, c'est citron vert matin, midi et soir. 
La journée commence par un grand verre d'eau avec le jus d'un demi-citron. C'est très bon pour le foie.
Ensuite, on déjeune d'un carpaccio de poisson (poisson + citron + huile d'olive + fleur de sel) ou de viande grillée servie avec une sauce chien (cives + oignons + ail + citron + huile + piment), puis de n'importe quel dessert créole, sauf peut-être la banane flambée qui peut s'en passer : salade de fruit, sorbet, flan coco...
Et le soir on peut se détendre autour d'un ti'punch ou d'un "rum punch", le cocktail souvenir d'une de nos (nombreuses) escapades à Antigua, un petit paradis du nautisme à seulement 40 milles de la Guadeloupe.

Avec le temps, j'ai appris à 
1. les choisir
2. les presser pour ne pas en perdre une goutte.

Commençons par les choisir. Si vous en avez la possibilité, optez sans hésiter pour le citron "créole" (Citrus aurantifolia), plus petit et riche en pépins. Une seule goutte suffit pour apporter le goût et le parfum. Sinon, le citron "de Tahiti" (Citrus latifolia) fera l'affaire. Touchez-le : il doit être assez mou. Le citron tout dur n'a pas de jus.

Ensuite, apprenons à les presser. J'ai un outil très adapté qui fait des merveilles. Je l'ai acheté au Brésil il y a quelques années. Les vendeurs de rues l'utilisaient pour préparer en 2 secondes des caïpirinhas délicieuses. 

Si vous n'avez pas la machine, retour à la technique manuelle. Surtout, ne le coupez pas en quartiers, mais prélevez ses oreillettes et pressez-les entre vos doigts. 




Meilleur profit garanti, je vous le prouve en images : avec un demi-citron pressé au presse-citron, on obtient 15 ml de jus. Pressé à la main, on obtient 7.5 ml (méthode "quartier") ou 10 ml (méthode "oreillette").  Et le trognon qui reste après avoir prélevé les oreillettes? C'est cadeau!
Choisis ton camp, camarade...


03 août 2014

Apéro antillais : acras de giraumon et planteur



Ce matin les voisins font la cuisine. C'est une période propice aux retrouvailles familiales, notamment avec l'arrivée pour les vacances d'une partie des Guadeloupéens habitant la métropole. Alors les cuisinier(e)s s'activent pour préparer le déjeuner, acras, blaff et court-bouillon de poisson, colombo et viande roussie. Toutes fenêtres ouvertes, nous sommes assaillis par de délicieuses odeurs qui donnent l'eau à la bouche. Moi aussi JE VEUX DES ACRAS. Pas le temps de faire dessaler la morue, ce sera donc acras de giraumon. Ces acras sont habituellement dégustés pendant le carême mais on peut céder à la tentation toute l'année...

Pour les accompagner, on prépare un planteur. C'est le cocktail à base de rhum et de jus de fruits, celui qu'on sert souvent lors des fêtes de famille et des soirées d'étudiants. On appelait ça "le punch". En Guadeloupe, si vous demandez un punch, on vous servira un ti'punch (rhum blanc + citron vert + sucre de canne) ou du rhum "arrangé" avec des fruits ou des épices, qui est un mélange de rhum, sucre et fruits en morceaux macéré quelques semaines et dégusté dans un petit verre : punch ananas, punch banane, punch coco, punch cacao etc etc....